• EN ATTENDANT L’ANKOU

    Sous la lourdeur de la grisaille
    Striée par le vol des mouettes
    S’élance en zigzag la marmaille
    Bondissant chantant à tue-tête

    Les heures coulent dans le morose
    De cette vie lyophilisée
    Sur le banc où il se repose
    En abaissant ses yeux usés

    Doucement Monsieur Anatole se ronge
    Sur le quai vibrant de la cavalcade
    Lentement Monsieur Anatole s’évade
    Il se lève et ses rêves se prolongent

    En attendant l’Ankou
    Devant cette marée
    Qui n’en finit pas
    Il vient tout à coup
    Sans aucun regret
    De penser au trépas

    Le Bag-Noz craque dans le ressac
    Agitant de ses lourdes rames
    Les embruns retombant en flaques
    Et le vieux a du vague à l’âme

    Il sent une boule à l’estomac
    Il a du mal à respirer
    Titubant devant le grand mât
    Celui-ci le fait chavirer

    Doucement Monsieur Anatole replonge
    Avec ses souvenirs il reste en rade
    Lentement Monsieur Anatole taillade
    Tous les fantômes accompagnant ses songes

    En attendant l’Ankou
    Devant cette marée
    Qui n’en finit pas
    Il vient tout à coup
    Sans aucun regret
    De penser au trépas

    Bernard PICHARDIE

    Ankou: Personnification de la mort dans les légendes bretonnes
    Bag-Noz: Barque des morts commandée par le 1er mort de l’année

    Déclarée à la SACEM


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  • DEUX PIEDS DANS LE JAZZ   

     

    Quand j’ai les idées

    Un peu nazes

    Je pose mes deux pieds

    Dans le jazz

     

    Ça me met du baume

    Dans le cœur

    Mes soucis go home

    C’est le bonheur

     

    Quand je suis à cran

    Et en rage

    Je pose mes colères

    Pour le jazz

     

    Ça me donn’ des frissons

    Dans le corps

    Avec une chanson

    Le ressort

     

    Oh oh oh oh

    Shaba dou di Dou di dam

    Oh oh oh oh

    Shaba dou di Dou di dam

    Shaba dou di Dou di dam

     

     

    Quand je pense faire

    Table rase

    Je prends tout mon temps  

    Dans le jazz

     

    Ça me laisse bien vite

    Sur la peau

    La joie sans limite

    Du tempo

     

    J’ suis bien dans ma tête

    Je voyage

    Je chante à tue-tête

    Pour le jazz

     

    Pendant le refrain

    Claque des doigts

    Ou bien tape des mains

    Avec moi

     

    Oh oh oh oh

    Shaba dou di Dou di dam

    Oh oh oh oh

    Shaba dou di Dou di dam

    Shaba dou di Dou di dam

     

    ( pont musical )

     

    Oh oh oh oh

    Shaba dou di Dou di dam

    Oh oh oh oh

    Shaba dou di Dou di dam

    Shaba dou di Dou di dam

     

     

    Quand j’ai les idées

    Un peu nazes

    Je pose mes deux pieds

    Dans le jazz

     

    Ça me met du baume

    Dans le cœur

    Mes soucis go home

    C’est le bonheur

     

    Oh oh oh oh

    Shaba dou di Dou di dam

    Oh oh oh oh

    Shaba dou di Dou di dam

     

    Oh oh oh oh

    Shaba dou di Dou di dam

    Oh oh oh oh

    Shaba dou di Dou di dam

     

    Dou di dou di

    Dou di

    Dou di 

    Dou di dam

    musique   Jean-Marie DJIBEDJIAN

    paroles   Bernard PICHARDIE


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  •  

    POSER MES VALISES

     

    Poser mes valises

    Quelque part

    Tout près d’une église

    Ou d’un square

     

    Vider mes querelles

    Dans un puits

    Et sur la margelle

    Le répit

     

    Laisser dans la rue

    S’envoler

    Mes rêves déçus

    Mes secrets

     

    Balancer d’un pont

    Les paillettes

    De ce tourbillon

    Dans ma tête

     

    Toup tou dou

     

    Planter quelques roses

    Dans la boue

    Ce n’est pas grand-chose

    Voyez-vous

     

    Toup tou dou

     

    Planter quelques roses

    Dans la boue

    Ce n’est pas grand-chose

    Voyez-vous

     

    Toup tou dou

     

    Poser mes valises

    Quelque part

    Tout près d’une église

    Ou d’un square

    Coller sur un mur

    Une affiche

    Pour que le futur

    Soit plus riche

     

    Donner aux enfants

    Les couleurs

    Et prendre le temps

    Du bonheur

     

    Jeter la misère

    Dans le feu

    Vivre l’éphémère

    Sous vos yeux

     

    Toup tou dou

     

    Planter quelques roses

    Dans la boue

    Ce n’est pas grand-chose

    Voyez-vous

     

    Toup tou dou

     

    Planter quelques roses

    Dans la boue

    Ce n’est pas grand-chose

    Voyez-vous

     

    Toup tou dou

     

    Poser mes valises

    Quelque part

    Tout près d’une église

    Ou d’un square

     

    Poser mes valises

    Quelque part

    Tout près d’une église

    Ou d’un square

     

    musique   Jean-Marie DJIBEDJIAN

     

    paroles   Bernard PICHARDIE

     


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  • JE TE CONTE MES LÉGENDES


    (Parlé)

    Je cherche cet abribus

    Je prends ma correspondance

    Je transporte un petit plus

    Le rire de la dernière chance (parlé)

     

    Je te conte mes légendes

    Je te conte mes défis

    Les larmes venues d’Irlande

    Entre le feu et la terre

     

    Je te dépose en offrande 

    Quelques grains de ma folie

    Et les senteurs de lavande

    Le murmure de la mer

     

    J’aurais voulu être nomade

    Pour porter le long des refrains

    Le désespoir des barricades

    Et la beauté des jours meilleurs

     

    J’aurais voulu suivre en silence

    Ceux qui savent l’incertain

    Ne plus penser à la puissance

    Des trafiquants de nos bonheurs

     

    J’aurais voulu être nomade

    Nomade

    J’aurais voulu être nomade

    Nomade

    Vers un nomade’s land…

     

    Je te conte mes errances

    Mes passions inachevées

    Tous mes rêves d’espérance

    Au creux d’un soleil levant

    Je délaisse les souffrances

    Échouées au bout d’un quai

    La froideur de l’ignorance

    Ballottée au gré des vents

     

    J’aurais voulu être nomade

    Pour explorer sur un ponton

    Toute l’ivresse des accolades

    Devant le voile du petit jour

     

    J’aurais voulu livrer l’annonce

    De la venue sur tous les fronts   

    De ces bonheurs perçant les ronces

    Pour que bientôt règne l’amour

     

    J’aurais voulu être nomade

    Nomade

    J’aurais voulu être nomade

    Nomade

    Vers un nomade’s land…

     

    ( pont musical )

     

    Je te conte mes voyages 

    Où j’égrène mes remords

    J’emporte dans mon bagage

    L’image de l’enfant qui s’endort

     

    Je te conte mes légendes

    Mes utopies familières

    Tous mes désirs sans frontière

    Pour aller vers un nomade’s land…

     

    Pour aller dans un nomade’s land

    Pour aller dans un nomade’s land 

     

    musique:  Stéphane BATTINI

    textes:   Solène et Bernard PICHARDIE


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